Open Access Research

L’Open access est une manière rentable de diffuser et d’utiliser l’information. C’est une alternative au modèle classique d’édition basé sur l’abonnement. Les nouvelles technologies numériques et la communication en réseau la rendent possible. Selon l’ARL (Association or Research Libraries), l’Open Access concerne les publications sans but lucratif direct et mises gratuitement à la disposition du lecteur sur l’internet public à des fins d’enseignement et de recherche. L’initiative de Budapest pour l’Accès Ouvert établit que l’Open Access permet aux utilisateurs de lire, télécharger, copier, distribuer, imprimer, chercher, ou établir des liens vers le texte complet des travaux, de les parcourir pour les indexer, de les transformer en données de logiciels, ou de les employer à n’importe quel autre but légal, sans entraves financières, légales, ou techniques autres que celles liées à l’accès à l’internet lui-même. L’Open Access ne s’applique pas aux publications dont les auteurs escomptent un revenu.

L’Open Access fonctionne dans le cadre juridique courant de la loi sur le copyright. Les auteurs détiennent le copyright original de leur travail. Durant le processus de publication, ils peuvent transférer aux éditeurs le droit de signaler librement la publication sur le web. Ils peuvent aussi conserver le droit de signaler leur propre travail sur les serveurs institutionnels ou disciplinaires. Dans tous les cas, les auteurs conservent le contrôle de l’intégralité de leur travail et le droit d’être correctement identifiés et cités.

L’Open Access est conçu pour être gratuit pour des lecteurs et non pour des producteurs. Les coûts de production de la littérature numérique en accès libre sont de beaucoup inférieurs aux coûts de production de la littérature imprimée, mais l’Open Access requiert quand même des ressources financières et humaines. L’alternative proposée au modèle traditionnel de l’abonnement par la bibliothèque est que l’auteur ou l’institution assume les frais de diffusion en Open Access.

L’Open Access se centre sur la recherche universitaire. Il concerne les textes scientifiques et de recherche que les chercheurs livrent à la communauté sans en espérer un retour financier direct, y compris les articles revus par un comité de lecture, les pré-publications, les résultats préliminaires, etc.

Open Access et comités de lecture. Qui dit Open Access ne dit pas que les comités de lecture sont oubliés. Le principe du comité de lecture est indépendant du média utilisé, il est nécessaire autant aux revues en ligne qu’aux revues imprimées et ne fait pas plus de difficulté aux unes qu’aux autres.

« Le rôle du SCD dans la diffusion et l’indexation des ressources pédagogiques » par Marianne Follet

Le SCD a un rôle à jouer dans la diffusion et l’indexation des ressources pédagogiques numériques. ceci implique toutefois d’établir des relations entre bibliothèques et services TICE pour la fourniture de documents électroniques.

Les enjeux de l’indexation sont partagés : retrouver les ressources, les mutualiser, assurer leur pérennité, donner une information sur les droits de diffusion, pouvoir changer de plate-forme sans perdre de données, etc. Il y a donc un besoin réel d’indexation (de métadonnées).

… mais les priorités sont parfois différentes entre bibliothèques et service TICE.

Les contextes varient aussi selon les plate-formes : certaines mettent des ressources à la disposition d’enseignants et/ou d’étudiants, d’autres gèrent aussi la production même des contenus de la plate-forme. Ce dernier cas est le Learning management System, LMS, également appelé Learning Content Management System, LCMS.

Pour garantir l’interopérabilité entre ressources de diverses plateformes, il est nécessaire d’employer des normes (obligations) et standards (recommandations) à plusieurs niveaux : pour

les métadonnées et l’indexation, il s’agit d’utiliser par exemple le DublinCore Education – http://dublincore.org/groups/education/, le LOM – http://www.educnet.education.fr/dossier/metadata/lom1.htm , SCORM – http://www.adlnet.gov/index.cfm , IMS-LD – http://www.imsglobal.org/learningdesign/index.html . Pour les échanges il s’agit par exemple du protocole OAI-PMH.

Evolution des relations entre TICE et bibliothèques :

Le monde de la formation pédagogique prend conscience des compétences et du temps nécessaire à la description et à l’indexation des ressources. Or, la production de ressources pédagogiques électroniques ne présente pas d’intérêt tangible pour les enseignants : elles ne sont pas de simples reprises de cours mais des re-créations destinées à des étudiants distants qui ne suivent pas nécessairement les enseignements présentiels, et surtout elles ne sont pas un levier de carrière.

Ils se tournent donc vers les bibliothécaires et documentalistes, qui ont ce savoir-faire et dont c’est le métier.

Il reste toutefois important de valoriser l’expertise des bibliothécaires en matière de métadonnées, afin d’assurer aux enseignants et services TICE que le personnel des bibliothèques est à même d’assurer la médiation technique la plus pertinente possible.

Cependant, les bibliothécaires doivent continuer à faire participer les auteurs à l’indexation (normalisée par les bibs), surtout en recherche et développement (R&D) pour assurer la visibilité des documents mis à disposition du public à distance…

En effet, il existe des points de divergence à identifier rapidement afin de parvenir à un accord les concernant :

Pédagogie / FOAD / TICE

Bibliothèques / documentation

niveau d’indexation

variable selon le contexte (contenu, destinataires, actualité…)

niveau fixe : en bibliothèque, on n’indexe pas de manière plus fine ou plus élevée en fonction du contenu, mais selon l’objet (monographie, périodique, article…)

cycle de vie des ressources

mises à jour fréquentes pour vérifier que l’indexation est toujours pertinente ; changements parfois immédiats dans l’indexation en réaction à des commentaires ou corrections. Renouvellement de l’indexation d’une année scolaire à l’autre

peu de mise à jour : habitude de documents stabilisés (publiés, qui ne changent pas de contenu d’un jour sur l’autre…)

modèle de production

production de masse et en flux tendu : de nouvelles ressources apparaissent tous les jours. Besoin de rapidité, disponibilité, et flexibilité du personnel pour l’indexation

modèle de la collection, reposant sur un principe de sélection

rapport au temps

besoins à TRES court terme

habitude d’une perspective à moyen terme

qualité de l’indexation

priorité à l’efficacité

efficacité oui, mais exigence de qualité avant tout

Le partenariat entre bibliothèques et enseignants réside dans la répartition des champs de métadonnées à renseigner.

L’indexation est un enjeu important mais délicat, qui est à aborder avec pragmatisme et dans un souci de dialogue !

Le plus difficile reste de motiver les enseignants à produire des ressources réellement utilisables à distance, de manière autonome, pour des étudiants qui n’assistent pas aux cours.


[1] On appelle cela les formations ouvertes et à distance (FOAD).

Il est important de prévoir un accès unique aux ressources numériques produites par l’université, avec un mode de recherche rapide, clair, et en texte intégral.

une autre question se pose : où ranger les ressources pédagogiques ? dans une bibliothèque numérique ? dans un brique à part de l’ENT ? dans le catalogue général de la bibliothèque ? … et selon les cas, qui gère, suit et évalue le traitement de ces ressources ?

Enfin : qui a accès à quelles ressources ? dans le cadre d’un ENT, on peut envisager un accès sélectif en fonction du profil de l’utilisateur, catégorisé dans l’annuaire LDAP. dans ce cas, il faut expliquer la chose de manière très claire et systématique à l’ensemble du public !

La plupart de ces questions de convergence d’intérêts entre pédagogie et bibliothèques se retrouve sur http://www.educnet.education.fr/

Exemples de campus numériques proposant des ressources pédagogiques (texte, audiovisuel, multimédia etc.) en ligne (des articles leur ont été consacrés) :

ARPEM – Grenoble (histoire d’un échec : leçons à tirer)

MANUE – Grenoble C@mpusciences (c’est une université en ligne) – http://www-fsm.ujf-grenoble.fr/

CINEMATIC – ENS de sciences de Lyon, qui emploie un outil d’indexation avec des saisies par profil – http://cinematic.ens-lyon.fr/

SPIRAL – Université Lyon 1 : c’est une plate-forme “maison” – http://spiral.univ-lyon1.fr/00-perso/index.asp

FORMIST – Enssib Villeurbanne – http://formist.enssib.fr/

SCENARI – UTC de Compiègne – http://scenari.utc.fr/

UNIT – Université Numérique Ingénierie et Technologie : c’est une Université Numérique Thématique portée par l’INSA sur les sociétés de l’ingénieur. http://www.unit-c.fr/

etc.

Indexation des ressources pédagogiques

A lire
Relier les collections : une vue d’ensemble des approches
Métadonnées : quelques cartes du LOM et de profils d’applications
L’indexation des ressources pédagogiques numériques

Le LOM est un standard international normalisant les métadonnées associées aux documents pédagogiques. Le LOM n’a pas vocation à devenir une norme.

LOM.fr
Dans le cadre d’une convention liant le ministère à l’AFNOR, une norme expérimentale a été publiée en août 2005 : le LOM-FR ou profil français d’application du Learning Object Metadata (LOM ).

LOM.fr s’adresse aux communautés d’enseignement, de formation professionnelle et continue ainsi qu’aux industries.

LOM.fr est un modèle de métadonnées constitué d’ajouts par rapport au LOM, garantissant ainsi  une compatibilité LOM. La mise en oeuvre de ces métadonnées implique la création/validation par des professionnels et l’utilisation de référentiels contrôlés type classifications ou thésaurus documentaires.

Associer des métadonnées à des documents pédagogiques pour cibler les étudiants, permettre aux enseignants de structurer leurs outils pédagogiques et aux bibliothèques d’assurer l’accessibilité et la pérennité de l’accès à l’information. 3 acteurs qu’il faut apprendre à travailler ensemble afin d’inscrire l’indexation comme étape indispensable dans le processus de publication.

UNR – UNT

Les Universités Numériques en Région (UNR)
Fin 2002, le gouvernement a annoncé la mesure « Universités numériques en région » (UNR) dans le cadre du Comité interministériel de l’aménagement du territoire. Cette mesure prend en compte l’efficacité du niveau territorial que constitue la région et le rôle grandissant joué par les conseils régionaux dans ce domaine.
Le déploiement des Universités numériques en région s’inscrit donc dans une logique d’aménagement du territoire. Les UNR ont une ambition européenne et internationale et s’appuient sur l’expérience indispensable acquise dans les 64 campus numériques labellisés du volet 1.
http://www.educnet.education.fr/superieur/unr.htm

Les Universités Numériques Thématiques (UNT)
Les Universités Numériques Thématiques (UNT) sont des organismes  » sans murs « , fédérant des Campus Universitaires installés dans plusieurs universités ou grandes écoles, sur des compétences complémentaires. Elles regroupent non seulement la plupart des Campus numériques français issus des appels à projet lancés par la ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en 2000, 2001 et 2002, mais également des établissements qui se sont engagés ultérieurement dans la conception de contenus numériques.
Pour l’essentiel, les UNT fédèrent les grands groupes disciplinaires et leur production est tournée vers l’étudiant. Certains services peuvent être organisés autour de thèmes communs à toutes les UNT (TIC, Droits internet, Ingénierie, Ergonomie …) et, à ce titre, représenter plus d’éléments de mutualisation ou de partage de services.
http://www.educnet.education.fr/superieur/unt.htm

Espaces Numériques de Travail

Le ministère de l’éducation nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche cherche à favoriser le déploiement de véritables environnements numériques de travail, constitués d’un ensemble homogène de services numériques : travail collaboratif, vie scolaire et étudiante, mise à disposition et gestion de ressources numériques, bureau virtuel, etc. Il a engagé des actions sur les plans stratégiques et opérationnels à travers un schéma directeur des environnements numériques de travail et les appels à projets ENT 2003 pour l’enseignement scolaire, Campus numériques volet 2 et Universités numériques en région pour l’enseignement supérieur.
http://www.educnet.education.fr/ent/default.htm

Les campus numériques français

Open Source

La communauté informatique parle de Free Software et d’Open Source : les deux mouvements ne se recouvrent pas totalement, mais sont proches dans leur démarche, et nous utilisons ici indifféremment les deux termes. La philosophie du Free Software est incarnée depuis 1984 par le projet GNU et la Free Software Foundation, qui vise à favoriser la création de logiciels libres : le logiciel libre le plus connu est le système d’exploitation Linux. Que faut-il pour qu’un logiciel soit « libre »? Globalement, que les utilisateurs puissent exécuter, copier, distribuer, étudier, modifier et améliorer le logiciel. Plus précisément, selon GNU, l’utilisateur doit avoir :

  • « La liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0).»
  • « La liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à ses besoins (liberté 1). Pour ceci l’accès au code source est une condition requise. »
  • « La liberté de redistribuer des copies, donc d’aider son voisin, (liberté 2). »
  • « La liberté d’améliorer le programme et de publier ses améliorations, pour en faire profiter toute la communauté (liberté 3). Pour ceci l’accès au code source est une condition requise. »

Cela n’implique pas que le logiciel soit nécessairement gratuit (même s’il l’est en effet le plus souvent), mais qu’il soit « ouvert »: que vous puissiez, en tant qu’utilisateur final, voir ce qu’il contient, l’adapter à vos besoins et rendre votre version disponible, gratuitement si vous le souhaitez.

Affirmer notre adhésion à ce programme, c’est implicitement rejeter le mode de développement des ressources informatiques qui s’est imposé jusqu’ici dans les bibliothèques françaises où les logiciels, indépendamment même de leur prix, sont intégralement « fermés » : leur code source est inaccessible, l’utilisateur ne peut pas adapter le programmeà ses besoins, ni a fortiori redistribuer de copies modifiées du logiciel à destination de la communauté professionnelle.

La fermeture des logiciels que nous utilisons actuellement s’entend aussi dans un autre sens : ils sont très difficilement capables de fonctionner les uns avec les autres pour proposer un environnement de travail et de recherche homogène. Or nous avons besoin de pouvoir très facilement exporter et importer des notices, interroger plusieurs bases à la fois, intégrer nos ressources dans un environnement web : toutes choses que les systèmes que nous achetons ne font que très malaisément.

Il nous semble donc que le développement de l’Open Source en général, et celui des langages de programmation en script utilisés pour le web en particulier, permettraient aux bibliothèques de prendre en main le développement de leurs outils informatiques, développés en fonction des besoins constamment changeants des établissements et en tenant compte, au fur et à mesure, de l’évolution des technologies. Nous espérons que cette page web pourra servir de point de ralliement à ceux qui souhaitent participer au développement de ressources libres utiles aux bibliothèques.

Jean-Charles Houpier, Nicolas Morin – avril 2002
SCD – Université Henri Poincaré Nancy 1

Moissonnage OAI

Le protocole OAI est n? d’une initiative pour l’auto-archivage des pr?-publications scientifiques. Le protocole OAI-PMH
est fond? sur la collecte des m?tadonn?es dans des fonds autoris?s, les ressources restant sous la responsabilit? du site moissonn?.
L’OAI permet aux ?tablissements documentaires d’?tre fournisseurs de donn?es en constituant des entrep?´ts normalis?s. Les SCD peuvent mettre en valeur leurs fonds sp?cifiques (th?ses, rapports d’?tude, cours, …) et valorisent aussi leur institution de tutelle.

Le moissonnage OAI est une fonctionnalit? tr?s int?ressante sur le plan documentaire par :

  • l’automatisme de cette proc?dure qui est un atout majeur de la constitution d’une collection
  • l’existence d’un protocole standard OAI-PMH
    pour le moissonnage des m?tadonn?es
  • la possibilit? de f?d?rer des fonds documentaires dispers?s et de tailles indiff?rentes
  • la s?lection de la nature des fonds ? moissonner
  • l’utilisation d’un outil de recherche sur des fonds documentaires valid?s
  • la possibilit? d’utiliser cette ressource dans un SID au travers d’un r?solveur de liens
  • la possibilit? de f?d?rer des moissonneurs OAI entre eux
  • ? l’inverse, la possibilit? de disposer d’un entrep?´t OAI pouvant ? son tour ?tre moissonn?, donc de le valoriser

AOIster
est un projet de l’Universit? du Michigan
(Digital Library Production Service). dont le but est de cr?er une collection librement accessible.
AOIster propose un lien OpenURL pour une utilisation avec un r?solveur de liens.

Bibliothèques numériques

Qu’est ce qu’une bibliothèque numérique, au juste ? 

  • Définition

« Les bibliothèques numériques sont des organisations qui offrent des ressources, y compris en personnel, pour sélectionner, structurer, offrir un accès intellectuel, distribuer et conserver l’intégrité des documents sous un forme numérique. Une bibliothèque numérique garantit également un accès sur la durée aux oeuvres électroniques dans le but d’être aisément et à un moindre coût disponibles à un ou plusieurs publics successifs. »

Digital Libraries : definition, issues and challenges. IFLANET UDT occasional paper. N°8.Mars 1998.

  • Typologie

Bibliothèques patrimoniales : fonds anciens importants libres de droits, sensibilité des tutelles, constituées par du patrimoine numérisé.
Objectifs : valorisation des fonds et accès multiples.

Bibliothèque électronique de Lisieux // Gallica // UNESCO

Bibliothèques scientifiques

CERIMES // CCSD // Infothèque Francophone // Livres Numérisés Mathématiques (LiNuM)

  • Bibliographie

Bibliothèques et documents numériques : concepts, composantes, techniques et enjeux / par Alain Jacquesson et Alexis Rivier. – Paris : Ed. du Cercle de la librairie, 1999 . – 377 p. ; 24 cm. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886)

Conduire un projet de numérisation [Texte imprimé]  / sous la dir. de Charlette Buresi et Laure Cédelle-Joubert. – Villeurbanne : ENSSIB, 2002 .. – XVII-326 p. : tabl. ; 21 cm. -(Collection la Boîte à outils, ISSN 1259-4857 ; 13)

Services à distance .- Bulletin des bibliothèques de France t. 48, n° 4, 2003

Les documents anciens / coord. Jacques André, Marie-Anne Chabin. – Paris : Hermès science publications, 1999 .. – 169 p ; 24 cm. – (Document numérique, ISSN 1279-5127 ; Vol.3, n°1-2)

Les chercheurs et la documentation numérique [Texte imprimé]  : nouveaux services et usages / sous la dir. de Ghislaine Chartron ; avec la collab. de Gabriel Gallezot, Annaïg Mahé, Agnès Melot…[et al.]. – Paris : Ed. du Cercle de la librairie, 2002 .. – 268 p. : ill. ; 24 cm. – (Bibliothèques, ISSN 0184-0886)

Gestion et diffusion d’un fonds d’image [Texte imprimé]  / Cécile Kattnig,… ; sous la dir. de Serge Cacaly. – Paris : Nathan université, 2002 .. – 127 p. : ill. ; 18 cm. – (128. information documentation ; 269)

XML Pour une appropriation du langage par les professionnels de l’information documentation .- Documentaliste n°6, décembre 2003 .- pp. 362-369

Encodage de l’information numérique

L’encodage de textes numériques est réalisé à partir de tables développées selon les besoins de chaque pays. La table de codage la plus connue est la table ASCII qui permet d’encoder les caractères les plus courants de la langue anglaise.

UNICODE est un consortium crée pour rassembler toutes les tables de codage en une seule afin de pouvoir traiter les textes multilingues ainsi que toutes les écritures.
Le codage des caractères est réalisé sur 4 octets, ce qui a pour effet de multiplier la taille des fichiers par 4, ce qui n’est pas sans conséquences. Ainsi, UNICODE permet plusieurs encodages : UTF-8 (1 octet), UTF-16 (2 octets), UTF-32 (4 octets).
Les langages de programmation avancée actuels acceptent UNICODE, de même que les navigateurs web… Le codage des images et du son est basé sur le même principe.

Un format candidat à l’archivage devra être documenté, être utilisé sur un parc logiciel important et être soutenu par des organismes internationaux. Le format candidat à l’archivage sera apprécié sur des critères d’ouverture, de normalisation, de brevabilité, d’inclusion de métadonnées, de dépendance vis à vis d’autres formats, d’OS, de dépendance économique et matérielle.

Modèle de référence OAIS – Norme ISO 14721

Le modèle de référence OAIS est un modèle normatif aidant à comprendre la problèmatique de l’archivage des documents numériques. C’est aussi un système d’archivage ouvert qui est devenu une norme internationale ISO 14721 qui sera publiée courant 2005.

Information descriptive de la pérennisation :

  • la provenance décrit l’origine du contenu de l’information
  • le contexte décrit le rapport entre le contenu d’information et d’autres informations extérieures
  • l’identification fournit un ou plusieurs identifiants permettant de repérer le contenu de façon unique
  • l’intégrité : système protégent le contenu contre un changement non document?

Un modèle fonctionnel sera organisé autour des modules suivants :

  • Versement : préparation du contenu en vue du stockage et de la gestion des données au sein de l’archive
  • Règles de soumission : critères permettant de déterminer les types d’information souhaités et autorisés, de s’assurer que les informations sont conformes aux normes internes OAIS
  • Stockage : services relatifs au stockage, à la maintenance et à la récupération des données (gestion de la hiérarchie du stockage, surveillance et renouvellement des supports, contrôles d’erreurs, contrôles des accès…)
  • Gestion des données : gestion de l’enrichissement, de la mise à jour et de l’accès aux données descriptives et administratives pour gérer l’archive
  • Planification de la préservation : recommandations pour garantir l’accès à long terme à l’information archivée (veille technologique, planification des migrations, évaluation des risques, développement des stratégies de préservation, surveillance des producteurs et des utilisateurs)
  • Administration : gestion du fonctionnement global de l’archive (négociation des accords de soumission, gestion de la configuration matérielle et logicielle, contrôle de l’accès physique)
  • Accès : interface unique entre les utilisateurs et les fonds d’archives
  • Services de base : services du système d’exploitation, services du réseau, services de sécurité